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Les violences intimes : de quoi parle-t-on, et qui cela concerne?

  • 11 févr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Se poser la question, c'est déjà s'éloigner de la douleur

Violences intimes 125 et après

Sortir des idées reçues

Si tu lis ces mots, c’est peut-être parce que quelque chose, dans ta vie, ne va pas. Ou parce que tu accompagnes quelqu’un.Ou parce que tu cherches à comprendre ce que tu n’arrives pas encore à nommer.

Quand je parle de violences intimes, je parle des violences conjugales, intrafamiliales et sexuelles, dans toutes leurs formes et dans toute leur complexité. Je parle de violences qui se produisent dans les lieux où l’on devrait être en sécurité : le couple, la famille, l’enfance, l’intimité, la relation de confiance.

Je veux d’abord t’aider à sortir des images qui enferment.La violence n’a pas un seul visage. La victime n’est pas toujours isolée, dépendante, sans travail. L’auteur n’est pas violent tout le temps. C’est précisément pour cela que ces violences sont si difficiles à identifier, et si difficiles à quitter.

Ces violences touchent toutes les classes sociales, toutes les cultures, tous les âges. Mais elles touchent massivement les femmes, les enfants et les personnes vulnérables, parce que les rapports de domination traversent encore nos foyers.


Il n'y a pas que les coups qui font mal

Quand on pense aux violences conjugales, on pense souvent aux coups. Mais la réalité est bien plus vaste, et surtout bien plus insidieuse. La violence conjugale n’est presque jamais seulement physique. Elle est un système, une organisation du pouvoir, une manière pour une personne de prendre le contrôle sur l’autre, progressivement, jusqu’à lui retirer sa liberté d’être, de penser, de choisir.

Elles sont un système organisé, un terrorisme de l’intime, une prise de pouvoir progressive sur ton corps, ton esprit, ton quotidien, ton monde.

C’est pour cela que tant de femmes disent :« Je ne suis pas sûre que ce soit de la violence. »« Il ne me frappe pas. »« Ce n’est pas si grave. »« Il a vécu des choses difficiles. »


Et pas que les coups qui tuent

Et pourtant, dans 60 % des féminicides, les femmes sont tuées lors du premier épisode de violences physiques, alors que 100 % d’entre elles subissaient déjà du contrôle coercitif.Cela signifie une chose essentielle : la violence commence bien avant les coups.

Je vais donc te décrire les violences conjugales telles qu’elles existent réellement : multiples, imbriquées, répétées, invisibles, quotidiennes.


Sarah







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