Focus sur les mutilations sexuelles féminines (l'excision)
- 1 févr.
- 2 min de lecture
Un sujet mondial... ET français
Les mutilations sexuelles féminines sont des violences sexuelles.
Des violences graves, irréversibles, organisées, ritualisées.
Et pourtant, elles sont encore trop souvent traitées comme une « tradition », une « coutume », un « sujet culturel sensible ».
Je veux être très claire :
l’excision n’est ni une culture, ni une religion, ni un rite anodin.
C’est une violence sexuelle exercée sur des filles, le plus souvent mineures, sans leur consentement, avec des conséquences à vie.
La prévalence de l’excision en France
On croit souvent que l’excision concerne « ailleurs ».
C’est faux.
En France, on estime qu’environ 125 000 femmes vivent aujourd’hui avec les conséquences d’une mutilation sexuelle féminine.
Chaque année, des milliers de filles sont considérées comme à risque, notamment lors de voyages dans les pays d’origine pendant les vacances scolaires.
L’excision existe en France :
dans des familles vivant sur le territoire depuis parfois plusieurs générations ;
dans des contextes de migration, d’exil, de précarité administrative ;
parfois dans des contextes de violences conjugales, de contrôle patriarcal et de domination familiale.
Cela concerne 139 000 femmes sur le territoire.
Elle n’est pas marginale.
Elle est invisible, parce que le silence est organisé autour d’elle.
Les différentes formes de mutilations sexuelles et leurs impacts sur la santé
L’Organisation mondiale de la santé distingue plusieurs types de mutilations sexuelles féminines.
Type I – Clitoridectomie
Ablation partielle ou totale du clitoris.
Type II – Excision
Ablation du clitoris et des petites lèvres, parfois des grandes lèvres.

Type III – Infibulation
Rétrécissement de l’orifice vaginal par suture, laissant un passage minimal pour l’urine et les règles.
Type IV – Autres pratiques
Piqûres, incisions, brûlures, étirements, scarifications des organes génitaux.

Les conséquences physiques
Les conséquences sont souvent lourdes, durables, parfois mortelles :
douleurs chroniques,
infections répétées,
complications urinaires et gynécologiques,
troubles menstruels,
douleurs lors des rapports,
complications obstétricales graves,
risques accrus lors de l’accouchement,
troubles sexuels majeurs.
Ces conséquences ne disparaissent pas avec le temps.
Elles s’aggravent parfois avec l’âge, la maternité, la sexualité.


