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Comprendre la transversalité des vulnérabilités et le continuum INTIME des violences

  • 11 févr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

L'impact commun des vulnérabilités: les femmes et leurs enfants

Vulnérabilités des femmes et de leurs enfants face aux violences intimes

Les vulnérabilités communiquent-elles?

Maladie, santé mentale, injonctions sociales, divorce, handicap, aidance, parentalité, retraite : ces vulnérabilités ne sont ni neutres ni équitablement réparties. Elles touchent de manière disproportionnée les femmes et constituent des facteurs aggravants des violences intimes.

En France, par exemple, 82 % des familles monoparentales sont portées par des femmes, souvent avec un niveau de vie inférieur de 25 % à celui des couples (INSEE). De même, près de 60 % des aidant·es sont des femmes, et cette charge invisible accroît la dépendance économique, l’isolement et la fatigue psychique, autant de terrains favorables à l’emprise. Les femmes en situation de handicap sont, quant à elles, deux fois plus exposées aux violences sexuelles que les femmes valides (OMS).


Ces vulnérabilités ne doivent donc plus être traitées en silos. Elles doivent être pensées de manière transversale, comme des signaux d’alerte en matière de prévention des violences, afin d’intervenir plus tôt, avant que les situations ne basculent.


Comment comprendre le continuum des violences?

De la même manière, le continuum des violences sexistes et sexuelles n’est pas un phénomène social allant de la rue à la maison. Il s’agit d’un continuum psychologique intime, qui agit directement sur les trajectoires de vie des personnes touchées.

Les recherches les plus récentes confirment que le premier effet d’avoir été victime de violences est d’être exposée à en subir à nouveau. Une étude longitudinale publiée en 2025 par l’University College London montre que les personnes ayant subi des maltraitances dans l’enfance (violences physiques, sexuelles ou émotionnelles) présentent jusqu’à quatre fois plus de risques de subir des violences conjugales à l’âge adulte que celles qui n’y ont pas été exposées.


Une revue internationale de la littérature scientifique publiée en 2024 dans Molecular Psychiatry va dans le même sens : elle établit que les femmes ayant été exposées à des violences durant l’enfance ont entre trois et six fois plus de probabilité de connaître des violences dans leurs relations intimes à l’âge adulte. Ces données confirment que la violence n’est pas un événement isolé, mais bien une trajectoire cumulative, façonnée par des expériences précoces de domination, de silence et d’insécurité.


Quand commence le continuum intime?

Ce continuum commence dès l’enfance. Violences intrafamiliales, harcèlement scolaire, violences sexuelles, violences conjugales ne sont pas des phénomènes indépendants mais des réactions en chaîne, qui s’auto-alimentent lorsque la protection fait défaut. L’exposition précoce à la violence modifie durablement le rapport à soi, aux autres et au danger, et crée les conditions d’une revictimisation à l’âge adulte.


Il est donc essentiel de mobiliser toute la société pour protéger toute la société, en éduquant à cette protection dès le plus jeune âge.

Dire à un enfant « je te crois et je te protège » n’est pas seulement une phrase : c’est un acte fondateur, un message politique et social. C’est apprendre aux enfants que la violence n’est jamais normale, que la parole est légitime, et que les adultes sont là pour protéger — pas pour douter, minimiser ou déplacer le problème.


Les enfants, au coeur de la problématique

Dans cette perspective, les lois doivent évoluer pour permettre une protection immédiate des enfants. Protéger un enfant, l’éloigner temporairement de la personne qu’il ou elle désigne comme maltraitante, ne remet pas en cause la présomption d’innocence : c’est une mesure de protection, comme on en prendrait en cas de danger physique immédiat.

C’est aussi un message puissant envoyé aux futurs adultes : la société choisit la protection plutôt que le doute, la prévention plutôt que la réparation.


Chez 125 et après, nous développons des solutions accessibles pour aider les victimes et donner aux témoins les moyens d’agir, car la lutte contre les violences ne peut plus reposer uniquement sur celles et ceux qui les subissent. Elle doit devenir une responsabilité collective, structurée et outillée.










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