Test : "Suis-je victime de violences conjugales ?"
- 11 févr.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 8 heures
Un article à lire avant de faire le test par exemple. Un outil pour faire le point, mettre des mots, prendre du recul.

Si tu lis cette partie, c’est peut-être parce que tu doutes.
Et le doute est déjà un signal.
La violence conjugale ne se reconnaît pas toujours à ce qu’on voit, mais à ce qu’on ressent : la peur, la confusion, l’épuisement, la perte de soi, l’impression de marcher sur des œufs, de ne jamais faire “assez bien”.
Ce test n’est pas un diagnostic.
Il n’est pas là pour te coller une étiquette.
Il est là pour t’aider à mettre des mots, à faire le point, à sortir du brouillard.
Je te propose de te poser ces questions, tranquillement, sans te juger ni juger ton ou ta partenaire. Ici, la personne qui compte, c’est toi, ton ressenti.
Si tu réponds “oui”, c’est que la violence est déjà là, même si elle n’a pas encore pris la forme que tu imagines.
Te reconnais-tu dans une ou plusieurs de ces situations ?
Tu fais attention à ce que tu dis, à ce que tu fais, à comment tu t’habilles, pour éviter une réaction de sa part.
Tu anticipes ses humeurs, ses silences, ses colères pour tenter des parades.
Tu t’excuses souvent, même quand tu ne sais plus pourquoi.
Tu as l’impression de ne plus être toi-même.
Tu te sens coupable de ses réactions.
Tu as peur quand il/elle rentre, ou quand son numéro s’affiche.
Il/elle te reproche d’être trop sensible, folle, instable.
Il/elle a déjà contrôlé ton téléphone, tes messages, tes réseaux, tes déplacements.
Tu n’oses plus voir certaines personnes, parce que ça déclenche des conflits.
Tu as déjà menti pour protéger ton couple, ou pour protéger tes proches.
Tu minimises ce que tu vis en te disant “il y a pire”.
Tu te sens épuisée, vidée, confuse, comme si ton énergie était aspirée.
Tu as déjà pensé : « si je fais ça mieux, ça ira ».
Tu as déjà eu peur qu’il/elle te fasse du mal, à toi, à ton enfant, à ton animal.
Tu as déjà pensé à partir, mais tu n’y arrives pas.
Tu as déjà eu l’impression que tu ne survivrais pas à une séparation.
Si tu te reconnais, je veux te dire une chose clairement : tu n’exagères pas. Et tu n’es pas seul.e. Ce que tu ressens n’est pas un hasard
Les violences conjugales produisent un état traumatique.
Ton cerveau se met en mode survie. Tu t’adaptes. Tu encaisses. Tu tiens.
Et ce mécanisme te protège… tout en t’empêchant de partir.
Le but de ce test n’est pas de t’effrayer.
Il est nécessaire de baisser le seuil d’alerte, parce que la violence est toujours plus dangereuse quand elle n’est pas nommée.



