SANA : Construire l’infrastructure mondiale du dernier kilomètre de l’aide
- 11 févr.
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Dernière mise à jour : il y a 9 heures
Notre projet déposé SANA : un nouveau dispositif pour lutter contre l’état post-traumatique et la perte de preuves


SANA : un nouveau dispositif mondial pour lutter contre l’état post-traumatique et la perte de preuves
Les violences sexuelles, conjugales et intrafamiliales touchent des millions de personnes dans le monde. Pourtant, moins de 10 % des victimes portent plainte. Ce chiffre ne traduit pas seulement la peur ou la honte. Il révèle surtout une réalité plus profonde : un effondrement de la prise en charge dans les premières heures et les premiers jours suivant les violences.
À ce moment précis, la victime est en état de choc post-traumatique. Elle doute. Elle minimise. Elle a peur. Elle ne comprend pas toujours ce qui lui arrive. Elle n’a ni la force cognitive ni la stabilité émotionnelle nécessaires pour entrer dans un parcours administratif, médical ou judiciaire complexe.
C’est pour répondre à cette faille mondiale que notre association lance SANA, un dispositif global conçu pour agir là où tout s’interrompt : entre le traumatisme et l’accès réel à l’aide.
Un constat : trois défaillances majeures
Aujourd’hui, trois carences majeures freinent la protection des victimes :
1. L’absence de prise en charge immédiate du choc post-traumatiqueLes dispositifs existants supposent une victime capable de parler, décider et agir. Or, l’état de sidération bloque précisément ces capacités.
2. L’isolement émotionnel et informationnelBeaucoup de victimes ne savent pas identifier ce qu’elles vivent, ni vers qui se tourner, ni quels sont leurs droits.
3. La déperdition des preuvesDans la confusion et la peur, des éléments essentiels disparaissent : souvenirs imprécis, blessures non documentées, messages effacés. Cette perte fragilise considérablement les démarches ultérieures.
La réponse : un dispositif pensé pour l’état post-traumatique
SANA est un dispositif mondial de lutte contre l’état post-traumatique et l’isolement des victimes de violences intimes.
Il repose sur une idée simple : l’aide doit venir à la victime, dans un parcours guidé adapté à ses capacités émotionnelles et cognitives.
SANA propose :
Un accès immédiat à un espace d’accueil sécurisant
Une guidance progressive pour comprendre ce qui est vécu
Un accompagnement dans la clarification des droits et des options
Des outils pour documenter les faits et préserver les preuves
Une mise en relation structurée avec un maillage associatif, juridique, social et médical fiable
Le dispositif ne remplace pas les institutions existantes. Il les rend accessibles.
Lutter contre la violence institutionnelle ressentie
De nombreuses victimes décrivent une seconde violence : celle du parcours d’aide. Répéter les faits, affronter des démarches complexes, se sentir mise en doute.
SANA a été conçu pour réduire cette violence institutionnelle ressentie, en :
guidant la formulation des faits de manière non traumatisante,
préparant les échanges avec les professionnels,
facilitant la transmission d’informations claires et structurées.
L’objectif est de restaurer du pouvoir d’agir sans imposer un rythme qui ne serait pas le sien.
Un projet mondial, incarné localement
Dans chaque pays, SANA est porté par une figure engagée et identifiée, garantissant la cohérence éthique, culturelle et humaine du dispositif.
L’ambition est internationale : créer un standard global d’accompagnement précoce des victimes, tout en respectant les cadres juridiques et sociaux locaux.
Une vision : transformer le dernier kilomètre de l’aide
SANA agit avant la plainte, avant la procédure, avant même la parole parfois.Il intervient dans cet espace invisible où tout se joue : le doute, la peur, la sidération.
En luttant contre l’état post-traumatique non pris en charge, en limitant la déperdition des preuves et en recréant du lien humain, SANA vise à transformer durablement la protection des victimes à l’échelle mondiale.
Parce qu’une aide efficace ne commence pas au tribunal.Elle commence au moment du choc.


