Où quand et comment demander de l’aide avant le passage à l’acte violent
- il y a 6 jours
- 3 min de lecture
Le bon moment pour demander de l'aide n'est pas après une plainte ou une séparation, c'est avant. Voici les professionnels et dispositifs à contacter dès les premiers signes.

Beaucoup d’hommes attendent d’avoir tout perdu pour demander de l’aide.
Une plainte.
Une garde à vue.
Une séparation.
Un enfant qui ne veut plus les voir.
Une compagne terrorisée.
Un licenciement.
Une condamnation.
Mais le bon moment pour demander de l’aide, c’est avant.
Avant le coup, la menace, la plainte. Avant que quelqu’un ait peur de toi.
Tu peux consulter
Un psychologue.
Un psychiatre.
Un addictologue.
Un groupe de parole pour auteurs de violences.
Un médecin généraliste.
Un service spécialisé.
Demander de l’aide ne veut pas dire que tu es faible. Cela veut dire que tu as compris que ta volonté seule ne suffit peut-être pas.
Et qu’il est temps d’apprendre autrement. J’aimerais partager avec toi cette prière des groupes de soutien à te répéter :
« Mon Dieu donne-moi la sérénité, d’accepter toutes les choses que je ne peux changer. Donne-moi le courage de changer les choses que je peux, Et la sagesse d’en connaître la différence. »
ATTENTION : ici Dieu n’est pas forcément dogmatique. Il ne s’agit pas de religion mais de spiritualité, de voix intérieure, de conscience supérieure.
Réparer les blessures profondes
Les techniques de désamorçage sont indispensables mais elles ne suffisent pas toujours.
Si ta violence prend racine dans
des humiliations anciennes,
des violences subies,
un abandon,
un inceste,
des carences affectives,
une enfance imprévisible
des traumatismes non traités,
il faudra travailler plus profondément.
Sinon, tu risques seulement de contenir puis d’exploser ailleurs.
Réparer, ce n’est pas s’excuser.
Ce n’est pas se plaindre.
Ce n’est pas demander à la victime de comprendre.
Réparer, c’est accepter de regarder ce que tu portes pour ne plus le faire porter aux autres et te sentir enfin libre.
Ce que tu dois arrêter immédiatement
Si tu veux vraiment changer, certaines choses ne sont plus négociables.
Tu ne bloques pas une porte.
Tu ne prends pas un téléphone.
Tu ne suis pas quelqu’un qui veut s’éloigner.
Tu ne cries pas dans le visage de l’autre.
Tu ne menaces pas de te suicider pour empêcher une séparation.
Tu ne menaces pas de prendre les enfants.
Tu ne casses pas d’objets pour faire peur.
Tu ne touches pas l’autre sous colère.
Tu n’imposes pas une discussion à quelqu’un qui tremble.
Tu n’appelles pas cela de l’amour.
Tu n’appelles pas cela de la passion.
Tu n’appelles pas cela « perdre le contrôle » pour éviter ta responsabilité.
Tu arrêtes.
Et si tu n’y arrives pas seul, tu demandes de l’aide immédiatement.
Ici, tu trouveras tous les centres et associations spécialisées pour t’aider.
La vraie force
Ce n’est pas de faire peur.
Ce n’est pas de gagner une dispute.
Ce n’est pas de faire taire l’autre.
Ce n’est pas de contrôler.
Ce n’est pas de posséder.
La vraie force, c’est de sentir la colère monter et de ne pas frapper.
C’est de sentir la peur d’être abandonné et de ne pas enfermer.
C’est de se sentir humilié et de ne pas humilier.
C’est de vouloir crier et de choisir de sortir.
C’est de reconnaître que l’on peut être dangereux et de tout faire pour ne plus l’être.
La violence donne parfois l’illusion de la puissance mais elle détruit tout.
Les victimes.
Les enfants.
Les liens.
Et celui qui la commet.
Le désamorçage demande plus de courage que l’explosion parce qu’il oblige à renoncer à la toute-puissance, qu’il oblige à apprendre, à réparer, à répondre de soi.
Et peut-être qu’au fond, devenir un homme réellement fort commence là : dans la capacité à ne plus faire payer aux autres ce que l’on n’a pas encore guéri en soi.
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