12 exemples de messages de soutien à une victime de violences conjugales
- 12 févr.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 heures
Des mots qui soutiennent sans enfermer, qui ouvrent sans pousser

Comment aider?
Quand on aime une personne victime de violences conjugales, on a souvent peur de mal dire, de trop dire, de pas assez dire. Ces messages ne sont pas des formules magiques. Ce sont des points d’appui. Vous pouvez les adapter, les transformer, les dire à votre manière.
L’essentiel n’est pas la phrase parfaite.
L’essentiel, c’est le lien qui ne lâche pas et l’émotion que l’on met derrière. Il ne faut pas mettre de pression, ne pas attendre de réaction immédiate ni de remerciements. Demandez-vous pourquoi vous voulez aider, si c’est pour pouvoir vous dire que vous avez sauvé quelqu’un ou parce qu’il faut le faire, alors n’agissez pas. Vous ne sauverez personne, vous plantez une graine, sans rien attendre.
a. Quand la victime est sous emprise, sans conscience claire de ce qu’elle vit
“Comment te sens-tu en ce moment?”
« Je te crois. » ou “Je te vois”
« Tu as bien fait de m’en parler. » puis rassurez sur le fait que ça restera entre vous.
« Ce que tu ressens est important, même si tu n’arrives pas encore à mettre des mots. »
À ce stade, la victime n’a pas besoin qu’on lui dise qu’elle est en danger.
Elle a besoin d’un endroit où sa parole existe sans être corrigée.
b. Quand elle a compris que sa situation est compliquée, mais qu’elle n’est pas prête à partir
« Ce que tu vis est difficile parce qu’il n’y a pas de chemin simple. »
« Tu as le droit de prendre ton temps pour assurer ta sécurité. »
« Autre chose est possible, même si tu ne le vois pas encore. »
« Tu fais comme tu peux, et c’est très bien. »
« Moi, j’admire ton courage »
« Je m’inquiète pour toi, mais j’ai confiance en ta capacité à réagir quand tu seras prête. »
« C’est épuisant, physiquement et mentalement, de vivre dans un tel stress.»
Elle est entre deux mondes : celui qu’elle connaît et celui qu’elle n’ose pas encore imaginer.
Ne la presse pas. Aide-la à respirer dans cet entre-deux.
c. Quand elle est retournée auprès de l’agresseur après une tentative de départ
« Tu n’as pas échoué. Tu as survécu. »
« Je suis toujours là, même maintenant. »
“C’est toi qui sait. Et tu auras encore le droit de revoir ta décision puis encore puis encore. J’ai confiance en toi. Et je suis là si besoin. »
« Je m’inquiète pour toi, mais j’ai confiance en ta capacité à réagir quand tu seras prête. »
Le retour est souvent vécu comme une honte.
Votre présence sans condition est une rupture dans le cycle de la violence.
d. Quand elle subit du harcèlement après le départ
« Ce que tu vis n’est pas normal, et tu n’as rien provoqué. »
“Tu dois noter tout ça et avoir en tête de constituer ton dossier de preuves”
“Le harcèlement est puni par la loi et le/la protéger met tout le monde en danger lui/elle compris.”
« Peu importe la situation, ton partenaire n’aurait pas dû agir ainsi envers toi.»
Le harcèlement vise à faire douter, à épuiser, à faire revenir.
Ces mots rappellent qu’elle n’est pas folle, ni responsable, ni seule.
e. Quand elle pense qu’elle ne s’en sortira jamais
« Tes réactions sont normales : c’est ce que tu subis qui ne l’est pas. »
« Autre chose est possible, et je resterai là pendant que tu y arriveras. »
“Tout change, toujours. Le changement est la seule chose qui ne change jamais”
À ce stade, l’espoir ne vient pas d’une solution, mais d’une présence qui tient.
Ce que je veux que tu retiennes
Parler à une victime, ce n’est pas la convaincre.
C’est tenir l’espace où un jour, elle pourra respirer sans peur.
Et parfois, une phrase dite au bon moment peut devenir une main tendue pour toute une vie.


