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Dix moyens concrets d’apprivoiser le stress post-violences

  • 13 avr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 avr.

Quand le danger est passé mais que le corps, lui, continue à trembler.


Femme respirant calmement, symbole de l'apaisement du stress post-traumatique

Après les violences, il ne reste pas seulement des souvenirs. Il reste un corps en alerte, un système nerveux saturé, une vigilance permanente qui ne s’éteint pas.

Ce que tu vis n’est pas une faiblesse.

C’est une réponse normale à une situation anormale.


Le stress post-traumatique n’est pas un problème à régler.

C’est un signal de survie qui a besoin d’être doucement reprogrammé.


Voici des appuis simples, concrets, accessibles, pour apprivoiser ce stress — sans te brusquer.


1. Redonner au corps des repères de sécurité


Le trauma est logé dans le corps.

Avant de comprendre, il faut rassurer physiquement.


Respirer lentement, profondément, longtemps.

Se couvrir, se réchauffer, se contenir.

Dormir avec un objet lourd, une couverture, un coussin.

S’entourer d’un contact doux, consenti, sécurisant.


Le corps apprend la sécurité par la répétition.


2. Revenir au présent, encore et encore


Le stress te projette dans le danger passé ou à venir.

Ramène-toi ici, maintenant :


nomme cinq choses que tu vois,

quatre que tu touches,

trois que tu entends,

deux que tu sens,

une que tu goûtes.


C’est une ancre. Elle fonctionne.


3. Créer des rituels de prévisibilité


Le trauma aime le chaos.

La guérison aime la régularité.


Un thé à la même heure.

Une promenade quotidienne.

Une musique du matin.

Un coucher ritualisé.


La prévisibilité apaise le système nerveux.







4. Bouger doucement, sans performance


Marcher. Étirements. Danser seule.

Pas pour être forte.

Pour revenir dans ton corps sans danger.


Le mouvement remet la vie en circulation.


5. Déposer ce qui déborde


Écris. Parle. Enregistre-toi.

Dessine. Pleure. Râle.

Dépose ce que ton corps ne peut plus contenir.


Le silence maintient le trauma actif.

L’expression le transforme.


6. Limiter les stimulants


Le stress adore le café, l’alcool, le sucre, les écrans nocturnes.

Réduire ces excitants aide le système nerveux à descendre.


Ce n’est pas une punition.

C’est une protection.


7. S’entourer de regards sûrs


Une personne, un groupe, une communauté.

Quelqu’un qui ne minimise pas, qui ne presse pas, qui ne juge pas.


Le trauma guérit dans le lien.


8. Se faire accompagner par un·e professionnel·le formé·e au trauma


Tous les soignants ne sont pas formés aux violences.

Cherche quelqu’un qui connaît les mécanismes d’emprise, de dissociation, de stress post-traumatique.


Tu as le droit d’essayer, de changer, de partir si tu ne te sens pas en sécurité.


9. Réapprendre le plaisir, sans culpabilité


Le plaisir n’est pas un luxe.

C’est un signal de vie.


Un rire. Une musique. Un bon repas.

Un moment de douceur, même bref, même fragile.


Tu as le droit d’aller bien même si tout n’est pas réglé.


10. Se rappeler que le stress n’est pas toi


Le stress est un état.

Il passe. Il revient. Il repart.


Tu n’es pas cassée.

Tu es en train de te réparer.


Et c’est un processus vivant.


Ce que je veux que tu retiennes


Tu n’as pas à guérir vite.

Tu n’as pas à guérir bien.

Tu n’as pas à guérir comme les autres.


Tu as juste à rester en vie, un jour après l’autre. Et c’est déjà immense.


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