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Focus sur les mutilations sexuelles féminines (l'excision)

1 févr.
2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

Un sujet mondial... ET français


Les mutilations sexuelles féminines sont des violences sexuelles.


Des violences graves, irréversibles, organisées, ritualisées.

Et pourtant, elles sont encore trop souvent traitées comme une « tradition », une « coutume », un « sujet culturel sensible ».


Je veux être très claire :

l’excision n’est ni une culture, ni une religion, ni un rite anodin.

C’est une violence sexuelle exercée sur des filles, le plus souvent mineures, sans leur consentement, avec des conséquences à vie.






Combien de femmes sont concernées par l'excision en France ?

On croit souvent que l’excision concerne « ailleurs ».

C’est faux.


En France, on estime qu'environ 139 000 femmes vivent aujourd'hui avec les conséquences d'une mutilation sexuelle féminine

(source : Observatoire national des violences faites aux femmes, enquête Miprof/SSMSI, données 2019, publiées en 2024).


Chaque année, des milliers de filles sont considérées comme à risque, notamment lors de voyages dans les pays d'origine pendant les vacances scolaires.



Quelles sont les différentes formes de mutilations sexuelles féminines ?


L’Organisation mondiale de la santé distingue plusieurs types de mutilations sexuelles féminines.


Type I – Clitoridectomie

Ablation partielle ou totale du clitoris.


Ablation partielle ou totale du clitoris
Illustrations de Titouan Lamazou dans son ouvrage « Femmes du monde ».

Type II – Excision

Ablation du clitoris et des petites lèvres, parfois des grandes lèvres.


Excision et Infibulation

Type III – Infibulation

Rétrécissement de l’orifice vaginal par suture, laissant un passage minimal pour l’urine et les règles.


Type IV – Autres pratiques

Piqûres, incisions, brûlures, étirements, scarifications des organes génitaux.



Que dit la loi française sur l'excision ?

La France ne dispose pas d'une loi spécifique sur l'excision, mais la poursuit au titre des violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente

(article 222-9 du Code pénal, 10 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende).


Lorsque la victime est mineure de 15 ans ou que l'auteur est un ascendant, la peine est aggravée jusqu'à 15 ans de réclusion criminelle

(article 222-10 du Code pénal).



Quelles sont les conséquences physiques d'une mutilation sexuelle féminine ?

Les conséquences sont souvent lourdes, durables, parfois mortelles :

  • douleurs chroniques,

  • infections répétées,

  • complications urinaires et gynécologiques,

  • troubles menstruels,

  • douleurs lors des rapports,

  • complications obstétricales graves,

  • risques accrus lors de l’accouchement,

  • troubles sexuels majeurs.


Ces conséquences ne disparaissent pas avec le temps.

Elles s’aggravent parfois avec l’âge, la maternité, la sexualité.





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