
62 % des plaignantes pour violences conjugales en Europe sont salariées.
La majorité des victimes travaille. L'entreprise peut devenir leur refuge.
Par Sarah Barukh, fondatrice et présidente de 125 et après et du Mouvement Safe Place
La société est le problème.
Les entreprises sont la solution.
Les violences conjugales coûtent environ 2 % du PIB des entreprises, rien qu'en absences ponctuelles et frais liés aux ruptures de contrat.
Lutter contre les violences intimes en entreprise n'est pas qu'un acte de solidarité. C'est une réalité économique, managériale, juridique, réputationnelle et de développement.
1
Risque économique
L'impact des violences sur les capacités cognitives et la situation quotidienne des victimes pèse directement sur la performance de l'entreprise.
2
Risque managérial
Les signaux faibles des violences intimes ressemblent à s'y méprendre à un désintérêt professionnel, menant à des licenciements quand le travail est l'unique porte de sortie.
3
Risque réputationnel
Si un·e employé·e est victime ou auteur d'un acte grave, cela affecte directement l'image de l'entreprise.
4
Risque juridique et sécuritaire
Piratage des données, intrusion sur le lieu de travail, non-assistance à personne en danger : les risques légaux pour les RH et managers sont bien réels.
5
Risque de développement
Les talents de demain se recrutent sur le sens de la mission. Une entreprise engagée sur ce sujet attire et fidélise les collaborateurs.
L'inaction a un prix
Un dépôt de plainte prend entre 3h30 et 5h.
Sous contrôle permanent, ce temps n'existe pas le week-end. Safe Place renverse la logique : le temps de travail devient un alibi.
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