top of page

Douze manières de soutenir une victime de violences conjugales

  • 13 avr.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 avr.

La double posture essentielle : non-jugement et non-efficacité active.


Groupe de mains réunies, symbole du soutien collectif aux victimes de violences conjugales

Quand quelqu’un que l’on aime est victime de violences conjugales, on se sent souvent impuissant·e.

On voudrait faire quelque chose. Dire les bons mots. Trouver la solution. Provoquer le déclic.

Mais la violence conjugale ne se défait pas par un bon argument. Elle se défait dans le temps, dans le lien, dans la sécurité retrouvée.


Soutenir une victime, c’est accepter une place inconfortable :

celle de la présence sans contrôle,

celle de l’amour sans stratégie,

celle du temps long.


Vous n’êtes pas là pour sauver.

Vous êtes là pour tenir la lampe pendant qu’elle retrouve le chemin.


1. Rester présent·e, même quand tout vacille


L’isolement est le cœur de la violence.

Rester là, encore et encore, est déjà une protection.


2. Abandonner l’idée de l’efficacité


La violence n’est pas un problème logique.

C’est un état traumatique.

On n’en sort pas par argumentation, mais par sécurité.


3. Ne jamais juger ses choix


Une victime ne reste pas parce qu’elle ne comprend pas.

Elle reste parce qu’elle survit.


4. Aider sans décider à sa place


Soutenir, c’est redonner du pouvoir, pas en reprendre.


5. Restaurer l’estime, chaque fois que possible


Votre regard peut réparer ce que la violence a détruit.






6. Ne pas se laisser instrumentaliser par l’agresseur


Il n’y a pas deux versions d’une violence.

Il n’y a pas de médiation possible avec l’emprise.


7. Offrir du répit, du souffle, du quotidien


Un café. Une promenade. Un repas. Un rire.

Le répit est une réparation.


8. Ne jamais pousser au départ


Un départ mal préparé met en danger.

La sécurité passe avant la cohérence.


9. Donner des ressources, sans imposer


L’information donne du pouvoir.

L’insistance le retire.


10. Rester, même quand rien ne bouge


La constance est un acte de résistance.


11. Ne pas juger les réactions… ni le bourreau


Les réactions des victimes sont parfois déroutantes : elles peuvent aimer encore, minimiser, excuser, se taire, revenir, défendre.


Tout cela fait partie de l’emprise.


Ne jugez pas non plus le bourreau devant elle.

L’attaquer frontalement peut renforcer son attachement, sa culpabilité, sa peur.

Laissez la victime construire elle-même sa compréhension.


Votre rôle est de contenir, pas de convaincre.


12. Être dans le temps présent


Une victime vit dans l’immédiat :

survivre à la journée, protéger les enfants, tenir debout, respirer.


Elle n’a peut-être pas besoin que vous lui trouviez un avocat.

Elle a peut-être besoin que vous alliez acheter le pain.

Que vous gardiez les enfants une heure.

Que vous l’accompagniez chez le médecin.

Que vous restiez assis·e à côté d’elle sans parler.


Soyez une béquille du quotidien.

Le reste viendra quand l’espace mental sera à nouveau possible.


Ce que je veux que vous reteniez


Soutenir une victime, ce n’est pas lui faire voir l’avenir. C’est l’aider à traverser le présent.

Et quand le présent devient respirable, alors, un futur devient possible.

Pour aller plus loin, j’ai écrit un guide complet pour vous guider ici.




Recevoir la newsletter 125 et après

Une fois par mois, des ressources utiles. Zéro spam, promis.

Merci pour votre inscription a notre newsletter.

En s'abonnant, vous acceptez de la Politique de confidentialité et donnez votre consentement à recevoir des actualités de la part de 125 et après.

Liens rapides

bottom of page